Un dossier très intéressant sur les pollutions à l'intérieur de la maison: FhConcept a trouvé cet article sur le site  " Guide de la Maison Ecologique", et nous tenions absolument à le partager avec vous; très bonne lecture!

accéder au site : http://www.guidemaisonecologique.com

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Combattre les Cov dans la maison (Composés Organiques Volatils)

• Quels sont les produits responsables de la pollution de l’air intérieur ?

• Qu’est-ce que sont les Cov ? 

• Comment les éviter ?

• Quelles sont les normes en vigueur ?

L’air que nous respirons à l’intérieur serait jusqu’à dix fois plus pollué que l’air extérieur, selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI). Et comme nous passons en moyenne 22 heures par jour en espace clos ou semi-clos, à la maison, au bureau, dans les commerces, les transports, les espaces de loisirs, les écoles... Il est grand temps de s’intéresser de près à l’air qu’on y respire. A commencer par celui de nos maisons.

Les coupables de cette pollution intérieure ? Peintures, vernis, colles, papiers peints, revêtements de sol, meubles, etc., qui distillent à longueur d’année des composants chimiques polluants. Ils viennent s’ajouter aux acariens, moisissures et autre fumée de tabac qui mènent déjà la vie dure à nos poumons.

Si le danger est avéré, il est encore trop souvent ignoré. La nouvelle étiquette santé environnementale pour les produits de construction et décoration, obligatoire dès le 1er janvier 2012, devrait contribuer à avertir, enfin, les consommateurs sur l’impact des produits qu’ils utilisent.

Identifier les coupables, Cov et compères

Stop au formaldéhyde ! 

Peintures à quel pot se vouer ?  

Conseils pratiques pour un air plus pur 

Une étiquette environnementale pour les produits de construction et de décoration

Identifier les coupables, Cov et compères

L’air qu’on respire à l’intérieur peut avoir des effets indésirables sur notre confort au quotidien : gêne, odeurs, somnolence, irritation des yeux et de la peau, mais aussi sur notre santé avec le développement ou l’aggravation de pathologies, notamment les allergies respiratoires. Ils sont également impliqués à plus long terme dans certains cancers et maladies dégénératives. Les substances qui dégradent l’air intérieur sont nombreuses. Elles proviennent de nos activités de tous les jours : cuisine, tabagisme, bricolage, etc., de nos équipements (chauffage, installations sanitaires, etc.) ; de nous-même, de nos animaux familiers, des pesticides (insecticides et fongicides) et engrais, des plantes allergènes, des hôtes indésirables de nos maisons : moisissures, certains insectes, acariens, etc.), produits d’entretien, de la pollution extérieure… 

Autre source importante de pollution intérieure, les matériaux de construction et de décoration gorgés de produits chimiques et autres molécules nocives. Ils composent les peintures, colles, vernis…Ils sont présents en abondance dans nos intérieurs, du sol au plafond, dans les mousses d’isolation jusque dans les meubles, les papiers peints, moquette et textiles muraux. 
Les composés organiques volatils (Cov) sont les plus inquiétants. Il en existe des centaines dont certains sont cancérogènes. Tous ont la capacité de s’évaporer à température ambiante, et certains pendant très longtemps ! Parmi les pires, on trouve le benzène et formaldéhyde, les solvants organiques, les éthers de glycol, les hydrocarbures.

Stop au formaldéhyde ! 

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Le formaldéhyde est un composé très volatil et très dangereux. Il a été reclassé comme "cancérogène certain" par le Centre international de recherche sur le cancer. Il provoque des irritations et des inflammations des yeux, des voies respiratoires et de la peau et peut provoquer des désordres neurologiques . 

Où se cache-t-il ? En grande partie dans les panneaux agglomérés, MDF ou medium, mélaminés, sols stratifiés et autres dérivés du bois…Des produits très répandus dans nos intérieurs : du lit de bébé au sol de la salle à manger en passant par les meubles de la cuisine… 
Le formaldéhyde provient essentiellement du liant synthétique utilisé pour leur fabrication. Une grande étagère en aggloméré (mélange de copeaux, de sciures et de résine synthétique) par exemple peut disperser dans l’air plus de 60 microgrammes de formaldéhyde par mètre cube pendant plusieurs semaines.

 Quantité limitée. Heureusement, la plupart des fabricants proposent des matériaux limitant la teneur en formaldéhyde. C’est la norme E1 qui impose des teneurs inférieures ou égales à 8 mg de formaldéhyde pour 100 g de matériau, soit des émissions maximales de 0,124 mg par mètre cube d’air. A défaut de bannir les panneaux de dérivés du bois de votre intérieur, exigez cette norme et renseignez-vous sur la teneur exacte en formaldéhyde de ce que vous allez acheter.

Peintures : à quel pot se vouer ?

Vous l’aurez compris, refaire sa déco ou repeindre le salon n’est pas sans risques ! A moins de choisir les bons produits, sains et esthétiques. Pour limiter la pollution intérieure, privilégiez les peintures naturelles, elles vous garantissent une atmosphère saine à la maison. Et comme il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans le choix pléthorique des gammes de peintures, voici les principaux types de peinture du marché.

FhConcept vous proposera prochainement de nouvelles recettes de peintures écologiques à fabriquer vous-même, faciles à réaliser et peu onéreuses, mais surtout très écologiques !  suivez nous sur nos blogs : http://fhconcept.canalblog.com/ et http://fhconcept.blogspot.be/, nous donnons sur ces blogs des infos écologiques..

Conseils pratiques pour un air plus pur

Côté matériaux : choisissez des matériaux écologiques, en particuliers des isolants naturels comme le liège, le chanvre, la laine de bois. 

Côté déco : pour vos murs et plafonds, optez pour des peintures sans métaux lourds ni solvants organiques comme le fameux white-spirit, substance très agressive pour l’organisme et l’environnement. Ayez le réflexe enduits et badigeons à l’ancienne à base de chaux et de pigments minéraux, très décoratifs.

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Sur le sol : oubliez les revêtements PVC, stratifiés ou moquettes synthétiques, au profit de revêtement naturel : le liège, le linoléum (le vrai à base d’huile de lin) esthétique et facile d’entretien, idéal dans les chambres d’enfants, sans COV ni métaux lourds. A moins de préférer les revêtements en fibre naturelles : jonc de mer, coco, sisal, bambou ou bien sûr le parquet massif, la pierre, ou de la moquette dépourvue de produits chimiques garantie par le label GUT. Les industriels de la moquette, membres du GUT se sont engagés à agir de manière responsable vis- à- vis de l’environnement. Le label indique que la fabrication du produit a tenu compte d’une série de critères environnementaux, garantit l’absence de substance polluante ainsi qu’une attention spéciale pour le recyclage et l’emballage. Les émissions de COV, de substances cancérigènes et d’odeurs sont limitées au minimum. 

Côté aménagement : les meubles, placards et autres étagères dans nos maisons dégagent eux aussi des polluants nuisibles à la bonne qualité l’air. Evitez les meubles en panneaux de particules et leurs émanations de formaldéhyde. Préférez le bois massif, sauf si vous pouvez vérifier que les panneaux utilisés dans le meuble que vous convoitez sont de classe E1.

A vos pinceaux ! Vérifiez l’origine et la composition des vernis, lasures et peintures utilisés. Rassurez vous avec les labels comme Natureplus, l’Ange Bleu ou l’Ecolabel européen. Ils garantissent le respect de critères environnementaux et l’interdiction ou la limitation des composants toxiques. Achetez peinture, vernis ou lasure dans une boutique de matériaux bio et faites vous-même les finitions. C’est plus écologique et plus économique. Si vous ne pouvez pas remplacez vos agglomérés et autres mélaminés, recouvrez les d’ un vernis à base d’huile de lin et de résines naturelles . Pour vos parquets, attention aux vitrificateurs conventionnels.

Utilisez plutôt une huile dure, sans COV et sans reproche !

Une étiquette environnementale pour les produits de construction et de décoration

Bonne nouvelle pour nos poumons ! Depuis le 17 mai 2011, un décret impose le premier étiquetage en matière de santé environnementale, pour les produits de construction et de décoration. Ce texte instaure officiellement une obligation d’indiquer sur une étiquette, placée sur u

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n produit de construction ou son emballage, les caractéristiques d’émission , une fois mis en œuvre, en substances volatiles polluantes. Il sera obligatoire pour les produits suivants lorsqu’ils sont destinés, exclusivement ou non, à un usage intérieur : 

- revêtements de sol, mur ou plafond, 
- cloisons et faux plafonds, 
- produits d’isolation, 
- portes et fenêtres, 
- produits destinés à la pose ou à la préparation des produits précédents.

Les modalités de présentation de l’étiquette et la définition des classes en fonction des niveaux d’émission en polluants volatils du produit seront précisées ultérieurement. 

Cette liste sera déterminée parmi les polluants visés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), sur la base de leurs risques de toxicité par inhalation et de leur fréquence d’occurrence dans les bâtiments. Le calendrier d’entrée en vigueur de ce décret est prévu le 1er janvier 2012 pour les produits mis à disposition sur le marché à compter de cette même date, et au 1er janvier 2013 pour les produits mis à disposition sur le marché avant le 1er janvier 2012. 

Un bémol toutefois : cette obligation d’affichage demeure du domaine de l’auto-déclaration pour les fabricants et les informations délivrées ne seront pas vérifiées. Il faudra donc compter sur leur bonne foi et leur intégrité !

A très bientôt pour un nouvel article!!! des recettes de peintures écologiques...